Docker : overkill ou pas ?
Isolation et reproductibilité d’environnement via conteneurs. Devenu un réflexe quasi-systématique, pas toujours à raison.
👉 Overkill si…
- Tu es sur de l’hébergement mutualisé/PHP classique où tu ne peux de toute façon pas lancer de conteneurs
- Projet solo, un seul service, pas de collaboration nécessitant un environnement identique
- Tu connais déjà ta stack serveur par cœur et elle ne bouge pas
- Site statique ou petit site PHP/WordPress classique
- Le temps passé à écrire/maintenir le Dockerfile dépasse le temps gagné en déploiement
✅ Justifié si…
- Plusieurs services doivent cohabiter proprement isolés (app + DB + cache + queue…)
- Une équipe a besoin d’un environnement de dev strictement identique pour tous
- Ton pipeline CI/CD gagne à builder/tester dans un environnement reproductible
- Tu dois faire tourner plusieurs versions incompatibles d’un même langage/runtime en parallèle
- Tu déploies vers un environnement qui attend des conteneurs (K8s, Swarm, la plupart des PaaS modernes)
Alternatives plus légères
- Hébergement mutualisé classique : pour du PHP simple, c’est souvent plus rapide à déployer qu’à conteneuriser
- venv / nvm / rbenv… : isolation de dépendances au niveau langage, sans le poids d’un conteneur complet
- VPS configuré une fois avec Ansible/script : reproductible sans la couche conteneur si tu n’as qu’un seul environnement cible
Règle simple
Demande-toi ce que Docker isole concrètement chez toi. Si la réponse est « rien de précis, mais c’est la norme du secteur », c’est un signal que tu l’ajoutes par réflexe plutôt que par besoin.