Kubernetes : overkill ou pas ?
Orchestrateur de conteneurs pensé pour faire tourner, scaler et auto-réparer des dizaines/centaines de services sur plusieurs machines. Redoutable à l’échelle, cher en complexité en dessous.
👉 Overkill si…
- Ton appli tient sur un seul serveur (ou tiendrait très bien dessus)
- Tu es seul ou en toute petite équipe, sans dédié DevOps/SRE
- C’est un monolithe (ou 2-3 services max), pas 15 microservices
- Ton trafic n’a pas besoin d’auto-scaling — tu connais tes pics à l’avance ou ils sont modestes
- Tu passes plus de temps à administrer le cluster qu’à écrire ton produit
- Tu n’as pas de besoin réel de multi-région / haute dispo à ce niveau
✅ Justifié si…
- Tu as réellement plusieurs microservices avec des cycles de déploiement indépendants
- Tu as besoin d’auto-scaling et d’auto-healing sur beaucoup de noeuds
- Une équipe dédiée (SRE/ops) existe pour maintenir le cluster
- Tu déploies sur plusieurs régions/datacenters avec bascule automatique
- Le coût d’ingénierie de K8s est largement inférieur au coût d’une panne ou d’un scaling manuel raté
Alternatives plus légères
- Un seul VPS + Docker Compose : 90% des projets solo/petite équipe n’ont besoin de rien de plus
- Docker Swarm : orchestration multi-noeuds façon K8s, mais une fraction de la complexité
- PaaS managé (Fly.io, Railway, Render, Scalingo) : tu déploies, ils orchestrent – zéro cluster à administrer
- systemd + quelques scripts : oui, ça existe encore, et ça tourne très bien pour un service stable
Règle simple
Si tu ne peux pas nommer le problème concret que K8s résout pour toi (pas « au cas où ça scale un jour »), c’est que tu n’en as pas besoin maintenant. Tu pourras migrer plus tard, c’est rarement le mur qu’on imagine.